Sommaire
- 01. Symptômes du TDPM : comment savoir si tu en souffres ?
- 02. Causes et facteurs de risque : pourquoi moi ?
- 03. Le parcours de diagnostic : du calendrier menstruel à la consultation
- 04. Traitements et prise en charge : quelles solutions pour revivre ?
- 05. Adaptation du quotidien : travail, couple, routines
Le trouble dysphorique prémenstruel, ou TDPM, est souvent résumé à tort comme un syndrome prémenstruel, ou SPM, très intense. En réalité, il s’agit d’un trouble bien distinct, reconnu médicalement, avec des mécanismes spécifiques et un impact majeur sur la santé mentale, la vie sociale et professionnelle.
Contrairement au syndrome prémenstruel classique, qui touche environ 70 % des femmes cyclées, le TDPM concerne environ 3 à 8 % des femmes durant leur vie. Pour celles qui le vivent, la différence est immense. (1)
Le TDPM est classé comme un trouble dépressif dans le DSM-5 (le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux publié par l’American Psychiatric Association). Plus précisément, il est classé comme un trouble qui affecte la santé mentale, et non pas un trouble de santé mentale en soi. La différence est importante !
Ce classement n’est pas anodin, car il permet de légitimer une souffrance trop longtemps minimisée, parfois réduite à une hypersensibilité ou à une difficulté à gérer ses émotions.
Les symptômes du SPM, même s’ils n’en sont pas moins difficiles à vivre, sont souvent modérés, tolérables et la plupart du temps compatibles avec la poursuite du quotidien.
Dans le TDPM, les symptômes psychiques sont sévères, envahissants et invalidants. Ils altèrent profondément la vie sociale, professionnelle et relationnelle, au point d’entraîner un repli sur soi avec le temps. Ils disparaissent presque complètement après les règles, créant un contraste déroutant pour soi et pour l’entourage.
Cette caractéristique cyclique et brutale est l’un des marqueurs du TDPM.
Symptômes du TDPM : comment savoir si tu en souffres ?
Les symptômes du TDPM surviennent souvent juste après l’ovulation, en début de la phase lutéale, et s’apaisent à l’arrivée des règles ou peu après. Il s’exprime par une combinaison de symptômes émotionnels, psychologiques, physiques et comportementaux. (1)
Les signaux d’alerte psychologiques (idées noires, irritabilité extrême)
Ce sont souvent eux qui conduisent à consulter, tant ils peuvent être déstabilisants, parfois même effrayants.
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Sautes d'humeur importantes avec sentiments de tristesse ou dépression sévères
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Crise de larmes incontrôlables
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Irritabilité extrême, disproportionnée
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Hypersensibilité émotionnelle (tout devient insupportable)
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Anxiété sévère, rumination, paniques
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Perte d’estime de soi
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Idées noires, pensées suicidaires récurrentes (sans passage à l’acte dans la majorité des cas, mais doivent amener à consulter impérativement).(1)
De nombreuses femmes ne se reconnaissent plus, presque la moitié du mois. Comme si une autre version d’elle-même prenait le contrôle. Si vous vous reconnaissez dans ces symptômes psychiques, vous n’êtes pas seule. C'est un signal pour vous faire accompagner par un professionnel de santé. Pour aller mieux, tout simplement.
Les manifestations physiques et comportementales
Même si les symptômes psychiques sont les plus souvent décrits, le TDPM s’accompagne souvent :
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D’une fatigue écrasante, un épuisement dès le réveil
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Des troubles du sommeil, de l’insomnie à l’hypersomnie
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Des tensions mammaires ou gonflement des seins
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Des douleurs pelviennes, mais aussi articulaires ou bien musculaires
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Des ballonnements et des troubles digestifs
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Des migraines
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Des fringales intenses ou une suralimentation
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Un désintérêt pour les activités habituellement plaisantes
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Un isolement social
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Des difficultés de concentration et de mémorisation
On comprend facilement pourquoi le TDPM est souvent perçu comme une crise à traverser, et souvent anticipé avec angoisse par celles qui le vivent chaque mois.
Causes et facteurs de risque : pourquoi moi ?
Il n’y a encore pas si longtemps, on considérait le TDPM comme un syndrome prémenstruel à un degré élevé. Si le SPM est lié à un déséquilibre entre nos œstrogènes et la progestérone, en cas de TDPM, la majorité des dosages hormonaux sont généralement… normaux.
Les causes du TDPM sont encore méconnues, et des chercheurs explorent différentes pistes.
Une sensibilité altérée à l’alloprégnanolone et des récepteurs GABA
Une grande partie des recherches actuelles pointent en direction d’une sensibilité anormale du cerveau aux variations hormonales, et notamment à l’alloprégnanolone, un métabolite de la progestérone.
Chez certaines femmes, le cerveau réagit de manière excessive à ces fluctuations. Les récepteurs du neurotransmetteur GABA, impliqué dans la régulation de l’humeur, fonctionnent différemment. Cela entraînerait des symptômes anxio-dépressifs sévères en phase lutéale, malgré des taux hormonaux normaux.
Avec cette hypothèse de plus en plus explorée, ce ne serait donc pas un problème de quantité d’hormones, mais plutôt de réponse neurobiologique. (3) & (4)
L’hypothèse génétique et épigénétique
Cette hypothèse encore à l’étude suggère qu’il pourrait y avoir une vulnérabilité génétique ou épigénétique qui influencerait la sensibilité du cerveau aux hormones sexuelles.
Des études cellulaires ont conclu à des différences dans l’expression des gènes liés à la régulation hormonale et du système nerveux central chez les personnes touchées par le TDPM. (5)
Cette différence pourrait aussi expliquer la façon dont les neurones réagissent aux changements hormonaux, même si les niveaux sanguins d’hormones ne montrent pas de déséquilibre.
Des facteurs de risques identifiés :
Il est aujourd’hui établi que certains antécédents médicaux ou de vie augmentent le risque de vivre un TDPM. Notamment :
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Des antécédents personnels ou familiaux de dépression
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Des troubles anxieux
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Un stress chronique
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Un traumatisme psychologique
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Un terrain génétique probable
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Des antécédents de dépression post-partum (5)
Ces recherches vont toutes dans le même sens : le TDPM n’est pas une question de faiblesse, de manque de volonté ou de fragilité émotionnelle comme on peut l’entendre parfois. Non. C’est une manière particulière dont le corps et le cerveau traversent les fluctuations hormonales.
Le parcours de diagnostic : du calendrier menstruel à la consultation
Le diagnostic du TDPM repose avant tout sur l’observation rigoureuse des symptômes au fil du cycle menstruel.
Étape 1 : suivre ces symptômes sur au moins deux cycles :
Le point de départ est de consigner dans un tableau de suivi du cycle ses symptômes physiques et émotionnels. L’idée est de repérer leur apparition et leur disparition, sur au moins deux cycles. Cela permet au professionnel de santé de confirmer leur lien avec la phase lutéale.
Ce tableau est un outil clé lors de la consultation médicale. Il en existe plusieurs modèles disponibles en ligne gratuitement. Sinon, le gynécologue ou le psychiatre pourra en fournir un lors du rendez-vous !
Étape 2 : la consultation médicale
Le gynécologue et le psychiatre sont les plus à même de diagnostiquer un TDPM.
Pour cela, ils se basent sur les critères du DSM-5 (dont on parlait plus haut) :
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Au moins cinq symptômes, dont un symptomatique émotionnel majeur
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Une apparition des symptômes en phase lutéale
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Une disparition après ou peu après les règles
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Un impact significatif sur la vie quotidienne
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Une confirmation sur plusieurs cycles
Traitements et prise en charge : quelles solutions pour revivre ?
La troisième étape, si le diagnostic est confirmé, sera de trouver des leviers pour avancer et soulager la femme qui en souffre.
Pour le TDPM, il n’y a pas de solution unique, mais plutôt des approches complémentaires.
Les traitements médicaux de premières intentions :
Les ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) :
Le professionnel de santé sera susceptible de prescrire des antidépresseurs à ISRS, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine. Cette classe d’antidépresseurs agit directement sur l’impact négatif des fluctuations hormonales qui perturbent indirectement la sérotonine.
Ce neurotransmetteur qui est une clé importante pour la stabilité émotionnelle et la gestion de l’anxiété. Les ISRS sont parfois prescrits en continu sur plusieurs mois, ou uniquement pendant la phase lutéale. (6) Ce qui est particulier avec le TDPM et ce traitement, c’est qu'il a une efficacité rapide, souvent dès les premiers jours de prise.
La contraception hormonale
La pilule contraceptive peut être une option pour atténuer les symptômes du TDPM en lissant ou supprimant les variations hormonales du cycle. Toutefois, la réponse est individuelle. Chez certaines femmes, on observe un vrai changement, mais chez d’autres peu voire pas d’amélioration.
Cette décision doit être prise avec un professionnel de santé, en tenant compte du profil hormonal et des symptômes.
Parce qu'à ce jour, la recherche montre que les fluctuations hormonales elles-mêmes, et non les niveaux absolus d’hormones, sont fortement impliquées dans la physiopathologie du TDPM. (7)
Les approches naturelles et l'hygiène de vie
L’alimentation et l’approche anti-inflammatoire :
L’alimentation peut jouer un rôle dans la régulation de la neuroinflammation et de la réponse au stress, deux mécanismes clés concernés dans le TDPM. Les recherches actuelles montrent que :
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Le stress chronique et les fluctuations hormonales peuvent déclencher une cascade inflammatoire affectant le cerveau et la régulation de l’humeur.
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Cette inflammation affecte les systèmes de neurotransmetteurs (GABA et sérotonine notamment), contribuant à intensifier les symptômes.
La bonne nouvelle, c’est qu’adopter une alimentation anti-inflammatoire peut donc soutenir la stabilité émotionnelle et réduire la réactivité au stress. Voici quelques conseils :
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Privilégier des fruits et légumes en quantité, bio et de saison dans l’idéal
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Des sources de bons gras, les oméga 3, en quantité : petits poissons gras, oléagineux, huiles vierges pressées à froid d’olive, de colza, de cameline, de lin, etc
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Favoriser des laitages de brebis ou de chèvre
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Intégrer des aliments riches en antioxydants (baies, légumes colorés, épices, etc.) pour protéger le cerveau des effets de l’inflammation
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Limiter le sucre raffiné, les produits industriels et les graisses saturées
Zoom sur l’apport en calcium :
Le calcium joue un rôle important dans la transmission nerveuse et le bon fonctionnement des voies sérotoninergiques, en soutenant la communication entre les neurones, sans agir directement sur la fixation de la sérotonine. En parallèle de cette alimentation anti-inflammatoire, il est donc très utile d’intégrer des aliments qui en sont riches comme les produits laitiers, les poissons aux arêtes comestibles, les bouillons d’os, les légumes à feuilles vertes foncées, certains oléagineux comme le sésame (en graine ou en tahini), ou encore les eaux minérales naturellement riches en calcium.
Cette approche ne remplace pas un suivi médical, mais elle constitue un levier concret et naturel pour soutenir son équilibre émotionnel et réduire la sévérité des symptômes. Si tu sens que tu as besoin d’être accompagnée pour cela, un diététicien ou un naturopathe pour te guider vers une bonne hygiène de vie, à ton rythme.

Les complémentations clés :
En parallèle du suivi médical et avec l’accord de son professionnel de santé, certains compléments nutritionnels peuvent soutenir l’action anti-inflammatoire et l’impact du stress sur l’organisme :
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Les oméga 3, qui soutiennent l’action anti-inflammatoire de l’alimentation mise en place, en contribuant à améliorer l’humeur et à réduire les douleurs chroniques de la phase lutéale. (9)
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Le magnésium, par son action de régulation du système nerveux, favorise la détente musculaire et réduit la fatigue. Le corps en « consomme » beaucoup plus en situation de stress chronique. Il est donc utile d’en apporter régulièrement afin d’éviter les carences.
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La vitamine D, enfin, est clé pour la régulation hormonale, le soutien de l’humeur et le système immunitaire. Les études ont surtout été menées sur le SPM, mais montrent qu'un niveau bas de vitamine D est associé à une aggravation des symptômes. (10)
Concrètement : intégrer ces nutriments clés par l’alimentation ou des compléments ciblés de qualité, toujours en parallèle de son suivi médical.
Les thérapies comportementales et la gestion du stress :
Dans le cadre du TDPM, les approches psychologiques sont de véritables soutiens. Elles peuvent améliorer la façon dont une personne réagit aux symptômes, réduire l’impact sur le quotidien et renforcer le sentiment de contrôle.
Les TCC (thérapies cognitivo-comportementales)
Ce sont des thérapies très étudiées pour leurs bienfaits dans les troubles prémenstruels.
Il s’agit d’une thérapie brève qui vise à remplacer les idées négatives et les comportements inadaptés face à une situation par des pensées et des réactions en adéquation avec la réalité.
Une étude sur l’efficacité des TCC montre des résultats très encourageants. Ces thérapies réduisent considérablement “l’atteinte fonctionnelle, l’humeur dépressive, le sentiment de désespoir, l’anxiété, les sauts d’humeur, la sensibilité, l’irritabilité, l’insomnie, les conflits avec les autres, l’impact des symptômes prémenstruels sur la vie quotidienne, l’intensité des symptômes ressentis et le handicap des symptômes” (11)
Elles favorisent un sentiment de maitrise de la situation, quand bien souvent, les femmes touchées par le TDPM ont l’impression de perdre le contrôle d’elles-mêmes.
La gestion du stress et la relaxation :
Les techniques de relaxation, méditation, respiration profonde, yoga ou encore cohérence cardiaque s'intègrent souvent aux TCC ou peuvent être proposées en compléments. Elles diminuent l’activation du système nerveux sympathique, pour faire baisser ce « mode alerte » activé en permanence.
Intégrés progressivement au quotidien, sous forme de rituel ou de routine, ils permettent d’ancrer des moments pour soi en devenant de véritables moments de ressources.
L’activité physique régulière :
Outre sa dimension physique, l’activité physique régulière affecte durablement le système nerveux. Il permet une meilleure libération d’endorphine (qui procure une sensation de bien-être et d’euphorie), régule l’humeur, réduit l’anxiété et améliore la qualité du sommeil.
Quelques minutes par jour peuvent vraiment changer la donne !
Adaptation du quotidien : travail, couple, routines
Le TDPM peut transformer la moitié du mois en un parcours du combattant. Entre sentiment de vulnérabilité accrue et fatigue extrême, il est parfois possible d’ajuster simplement son quotidien pour passer ces quelques jours plus sereinement.
Dans la vie professionnelle :
En fonction du métier que l’on fait, nous n’avons pas toujours le choix de nous adapter ! On le comprend ! Mais voici quelques pistes à creuser :
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Prioriser les tâches complexes et les interactions sociales importantes en début de cycle (réunions décisives, prises de décisions majeures, etc.)
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Prévoir des jours plus flexibles en phase lutéale si possible
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Négocier, de préférence, peu de télétravail pour ces jours-là
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Utiliser des petites routines de gestion du stress au travail (pauses, respiration, etc.)
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Ne pas hésiter à en parler à la médecine du travail, à son RH ou son manager pour ajuster temporairement la charge.
Si ton TDPM affecte ta vie professionnelle, sache que tu n’es pas seule et qu’il existe de vrais aménagements possibles pour te faciliter la vie. L’important est d’en parler et de s’entourer.
Dans le couple et avec l’entourage :
Avec un TDPM, les relations sociales et amoureuses sont souvent affectées. Nos proches ne comprennent pas toujours l’ampleur de ce trouble et cela entraîne fréquemment un sentiment de solitude chez les personnes touchées.
Prendre le temps, si c’est possible, d’expliquer le caractère cyclique et temporaire des symptômes aide l’entourage à comprendre qu’il ne s’agit pas d’un simple “caractère instable”. Proposer de lire des articles comme celui-ci, ou ceux de l’Association TDPM France à ses proches leur permettra de prendre de la hauteur et de vous accompagner avec plus de clés.
Dans le couple, il est important de partager ses besoins et de fixer ses limites. De faire comprendre que là, tu entres en phase lutéale et que les jours à venir seront un peu différents. Pourquoi ne pas proposer des idées concrètes d’activités ou de soutiens apaisants à son partenaire de vie ? Celles qui vous font du bien, sans aucun doute, pour ne plus se sentir seule avec le TDPM.
Le trouble dysphorique prémenstruel reste encore aujourd’hui mal connu, parfois minimisé ou assimilé à un SPM envahissant. Pourtant, la recherche avance et les données actuelles sont claires : le TDPM est un trouble réel, aux impacts neurobiologiques et hormonaux identifiés, lié à une sensibilité particulière du cerveau aux fluctuations hormonales du cycle menstruel.
Mettre des mots sur ce que l’on vit est une étape essentielle. Si tu te reconnais dans ces mots et que tu penses que ton SPM devient trop lourd à porter, peut-être qu’il est temps d’en parler à un professionnel de santé. Peut-être qu’il s’agit d’un TDPM et il y a des solutions pour t'aider à avancer.
- DSM-5 : c'est le "dictionnaire" officiel utilisé par les professionnels de santé mentale à travers le monde. Il regroupe et classifie tous les troubles psychiques pour aider les médecins à poser un diagnostic précis.
- Alloprégnanolone : c'est une substance naturellement fabriquée par notre cerveau à partir d'hormones. Elle agit comme un calmant naturel en aidant le système nerveux à se relaxer face au stress ou à l'anxiété.
- Récepteurs GABA : imagine des petites "serrures" à la surface de tes neurones. Quand une clé (comme l'alloprégnanolone) s'y insère, elle envoie un signal au cerveau pour ralentir son activité et apaiser le corps.
- Dépression : ce n'est pas une simple tristesse ! C'est une maladie qui épuise l'énergie, le plaisir et l'espoir sur une longue période. Elle est liée à un déséquilibre chimique et émotionnel qui nécessite un accompagnement par des professionnels de santé.
- ISRS : il s'agit de la famille d'antidépresseurs la plus courante. Ils agissent en augmentant le taux de sérotonine (la "molécule du bonheur") dans le cerveau pour aider à réguler l'humeur.
- TCC (Thérapie Cognito-Comportementale) : c'est une thérapie brève et concrète. Elle aide le patient à repérer ses pensées négatives et ses mauvaises habitudes pour les remplacer par des réactions plus saines et positives.
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